Les Tambours Sacrés de La Réunion
Percussions malbars
La Réunion
Photo : Christian Baptisto
Percussions malbars
La Reunion
Les puissants rythmes malbars, que les Réunionnais doivent à leurs aïeux tamouls, sont les derniers témoignages vivants d'une pratique rituelle.
The powerful malbar rhythms, which the people of Reunion owe to their Tamil ancestors, are the last living vestiges of a ritual practice.
On appelle malbar, en créole, les descendants des Tamouls qui après l'abolition de l'esclavage, quittèrent l'Inde pour La Réunion, afin d'y travailler dans les plantations où ils subissaient une forme de salariat forcé (connue sous le nom d'« engagisme »). Aujourd'hui, l'île est peuplée de temples et la nuit, dans certains lieux consacrés, résonnent encore les percussions rituelles.
Le tappu, ce tambour sur cadre circulaire frappé avec deux baguettes est sans nul doute le plus répandu. Il provient directement du sud de l'Inde, où il reste intégré aux cérémonies villageoises hindouistes. À La Réunion, il accompagne la fête dédiée à Maliémin ou celle de Kali. La technique de jeu du môlon, tambour cylindrique à double membrane, alterne frappes à main nue et frappes exécutées au bâton. Le sakti, du nom de la déesse indienne, est un tambour sur cuvette qui donne une couleur musicale particulière à la procession de la Marche sur le feu.
Aujourd'hui, cet héritage inspire nombre de jeunes en quête d'une identité musicale métisse. Ceux que nous accueillons ont entre 10 et 25 ans.
Avec le soutien du Conseil Régional de La Réunion et du Fonds d'aide aux échanges artistiques et culturels pour l'Outre-Mer
Voir également la veillée Tambours de la nuit et les ateliers Percussions malbars.
Samedi 4 et dimanche 5 juillet - de 14h à 19h
Instants nomades - Sur le site du Festival
Accès libre