Les spectacles pour
les enfants et les scolaires

café oriental
du lundi 24 juin au vendredi 28 juin
Séances scolaires à 11 h et 14h30


Les enfants musiciens de l’Orient
Un voyage musical en Crête, au Bengale et au Rajasthan

Joannis Charalampakis, l’enfant-maître de la lyra (Crête)
Rimpa Siva, la jeune virtuose du tabla indien (Calcutta)
Chota Divana, les petits princes du Rajasthan (Inde)


samedi 22 et dimanche 23 juin à 14h30
Séances tous publics

café oriental

Chota Divana, les petits princes du Rajasthan (Inde)


samedi 29 et dimanche 30 juin à 14h30
Séances tous publics

café oriental

Joannis Charalampakis, l’enfant-maître de la lyra (Crête)
Rimpa Siva, la jeune virtuose du tabla indien (Calcutta)
Chota Divana, les petits princes du Rajasthan (Inde)

 



Joannis Charalampakis,
l’enfant-maître de la lyra — Crête

La Grèce, aux confins de l’Occident et de l’Orient méditerranéens, s’avère être d’une rare richesse dans ses traditions. Au-delà de nos modernités contemporaines, la Grèce et ses îles perpétuent une tradition orale, reflet d’une extrême diversité. La Crête n’échappe pas à cette règle et l’on ne pourrait imaginer, au coeur de ses terres montagneuses, une réjouissance quelconque sans entendre résonner les ornementations lointaines et festives de la lyra, la vièle à 3 cordes qui a trouvé principalement refuge sur cette île.
La lyra crétoise viendrait de la région turque de la mer Noire importée par d’anciens réfugiés grecs. Au-delà d’une éventuelle origine orientale, la lyra reste l’instrument emblématique d’une culture rurale encore reliée à une certaine conception de la nature et de la fierté ancestrale. Souvent aussi dans les Balkans, l’aigle ou la chèvre sauvage deviennent, dans la bouche du poète, synonyme de liberté : c’est cette même liberté qui semble jaillir de la virtuosité joviale du joueur de lyra.
Confrontée aux temps actuels, l’âme d’une tradition peut encore survivre à travers de nouvelles inspirations, c’est sans aucun doute ce que prouve aujourd’hui Joannis Charalampakis. Jeune autodidacte de 13 ans qui, n’étant pas issu d’une famille de musiciens, développe en solitaire son propre apprentissage.
Lors des fêtes traditionnelles, il écoute la radio chez lui, il a réussi à développer un jeu d’une extrême précision qui, d’après les derniers grands maîtres comme le regretté Thanassis Skordalos, le destine à une véritable carrière d’artiste traditionnel.



Rimpa Siva,
la petite joueuse de tabla (Calcutta — Inde)


Rimpa Siva vit à Calcutta, au milieu de l’exubérance d’une métropole tentaculaire. Mais à l’inverse des enfants de son âge, son imaginaire est peuplé de rythmes et de sonorités magiques. Rimpa Siva est une des très rares jeunes filles à jouer du tabla, la percussion classique de l’Inde. Son gourou, qui est aussi son père, est issu d’une des plus grandes lignées ou écoles (gharana) de l’Inde. Il la guide spirituellement et techniquement dans un apprentissage qui ne peut être accompli que par la transmission orale. Lentement Rimpa est initiée aux subtilités d’une rythmique des plus complexes au monde.
Elle laisse ainsi son esprit vagabonder à travers un véritable labyrinthe de pulsions rythmiques, sachant que la règle est toujours de revenir à son point de départ et de ne pas trop égarer ses mains et ses doigts dans la frappe de l’instrument. Le contrôle et la rigueur mélangés à la fougue de l’improvisation sont la règle de cet art. Le grand tablaïste Zakir Hussain dit de tout parcours rythmique qu’il est « similaire à la course d’un cheval fou ».



Chota Divana,
les petits princes du Rajasthan


Depuis leur venue en l’an 2000 dans le cadre du projet “Enfants d’aujourd’hui, musiciens de demain”, les enfants du désert du Thar n’ont pas encore trop grandi. Ils gardent cette attitude à la fois princière et espiègle, à l’image de la majesté de leur environnement : le Rajasthan (mot sanskrit signifiant “Pays des princes”).
Au Rajasthan, les enfants s’initient dès l’âge de 8 ans et portent en eux, l’une des traditions les plus fortes du continent indien. La caste (jâti) des manghaniyars du désert du Thar vit plus particulièrement dans la région de Jaisalmer et de Barmer à la limite du désert et de la frontière pakistanaise. Ils privilégient l’usage de la kamanchiya, cette vièle lourde aux sons graves. Les langas, eux, sont situés dans la région de Jodhpur, ils se servent du sarangui, “l’instrument aux mille couleurs”, autre vièle de l’Inde traditionnelle.