Les Spectacles
jeune public

Depuis ses débuts en 1999, le Festival favorise l’éveil des enfants grâce à des spectacles de haut niveau, souvent proposés par d’autres enfants, héritiers des grandes traditions de l’Orient.
Outre les représentations destinées aux scolaires en semaine, seront offerts des spectacles exceptionnels en provenance du Cambodge, de l’Inde et de la Birmanie… A retrouver chaque week-end dans le Café Oriental, sur le Parvis de l’Abbatiale ou sur les Terrasses de l’Abbaye, nouveau lieu du Festival.

IndonésieSamba Sunda
En partenariat privilégié avec le Conseil Régional des Pays de la Loire

Au cœur d’une Asie en pleine « popisation », Ismet Ruchimatbest s’affirme comme un jeune compositeur à part. Après avoir interprété un répertoire anglo- saxon sur un orchestre Degung gamelan avec son ensemble de 17 musiciens, il décida dès 1993 de puiser dans sa propre culture. Désormais, il est à l’origine d’une nouvelle musique composée du riche héritage des îles Sunda, peuplées par le deuxième groupe ethnique de l’Indonésie. Sunda, c’est aussi le nom de l’effervescente capitale Bandung à l’Ouest de Java. La discrétion cristalline du gamelan en bambou et la résonance profonde des gongs s’entremêlent dans un savant assemblage orchestral. Une musique entre le gamelan sundanais jaipong, le Gambang kromong de Jakarta ou le Kebyar de Bali, le tout porté par quelques rythmes de samba égarés au cœur de l’archipel indonésien…

Vendredi 23 juin
Café Oriental — 21h00
Tarif normal : 10€ - Tarif réduit : 8€



Taiwan
Trio Mei Li De Dao

Conduit par la jeune artiste Lin Chin Ping, le trio féminin « Mei Li De Dao » (« Belle île ») est un ravissement musical à l’image d’une île qui, malgré son extrême modernité, se veut l’héritière de toutes les grandes traditions chinoises du nord et du sud. Gardienne de traditions millénaires, Taïwan favorise l’expression artistique de nombreux jeunes artistes inspirés.
Lin Chin Ping joue le yangqin, ce cithare que l’on dit originaire du santour persan.
A la fin de la dynastie Ming, vers 1650, cet instrument à la forme de papillon, venu de la mer et adopté par la Chine, fut ainsi baptisé : yang pour « océan » et qin pour « cordes en fer ». Tandis que Miu Yi-Ling maîtrise le dizi (flûte en bambou) et le xiao (flûte droite), Shu Ying-Tzu se plait à jouer différents luths, tels que le liuqin (luth -feuille de saule), le zhongruan (luth en forme de lune), le nanguan pipa (luth à 4 cordes), le yueqin (guitare-lune) ou encore le sanxian (luth à trois cordes).

Samedi 24 juin
Salon de musique, Palais Briau (Varades) — 11h00 et 20h30
Tarif normal : 12 € - Tarif réduit : 10 €

Cambodge Le Ramayana
dansé par les enfants de l’Apsara Arts

« L’histoire des deux enfants de Sita : Ream Leak et Chup Leak »

« Toute l’armée des singes envahit la scène : petites filles encore, petites princesses masquées en épouvantail, mais dont les gorges naissantes se dessinent sous les précieuses soies légères. Et il s’agit, d’aller délivrer la belle Sita, que des démons tiennent captives, très loin dans une île…
Nous sommes en plein Ramayana… »Pierre Loti

L’Apsara Arts Association (AAA) du Cambodge

Les Apsaras, que l’on retrouve sur les fresques des anciens temples, sont les nymphes célestes à la beauté séduisante qui habitaient les cieux et les airs. Sur terre, elles sont incarnées par les danseuses classiques de l’art khmer.
Des siècles de conflits, particulièrement au cours des trente dernières années, ont considérablement affaibli le Cambodge ainsi que la culture et les arts du pays. Des artistes de la Royal University of Fine Arts, menés par M. Chhay Sopha et Mrs Vong Metry, ont décidé de créer l’Apsara Arts Association (AAA) en 1998. Son ambition est double : elle vise à mettre en valeur, transmettre et préserver le savoir des maîtres de danse et de musique de la génération précédente ; elle accompagne l’insertion des orphelins et enfants de familles pauvres dans la vie sociale, en les aidant matériellement et en leur assurant une scolarité, conformément à la Convention internationale sur les droits de l’enfant. Outre le soutien accordé par Madame Arakawa, professeur au Japon, cette organisation non gouvernementale est soutenue par différents organismes, dont les Enfants d’Asie– Aspeca et les Fondations Kasamisou, Reuters, Apsara Vsw et Sanzq Namoyi Vsw.

« L’histoire des deux enfants de Sita : Ream Leak et Chup Leak »

Comme le Mahabharata, le Ramayana est l’un des plus grands poèmes sanskrits de l’Hindouisme (24 000 strophes). Révélé par l’ermite Valkimi, il illustre l’éthique guerrière des kshatriyas et l’acte de dévotion, mais il est avant tout une formidable épopée historique, ainsi qu’une grande histoire d’amour dans la lignée de nos plus grandes mythologies. Rama
et Sita en sont les personnages principaux.
L’épopée du Ramayana connaît un grand nombre de variantes, selon les époques et les pays concernés.

L’Apsara Arts a choisi de présenter aux Orientales un petit épisode relatant le moment où Rama soupçonne Sita de lui avoir été infidèle. On y découvrira un grand nombre de personnages dont Preah Ream (Rama), Preah Leak (Lakashamana frère de Rama), Neang Sitâ (Sita, épouse de Rama), Sdach Krong Reap (le Dieu Ravana qui enlève Sita), Ream Leak et Chup Leak (les deux enfants de Sita), Hanuman (le Dieu singe et son armée), Preah Phirut et Preah Sotrut, (compagnons d’arme d’Hanuman), ainsi que Valkimi (l’ermite).

Samedis 24 juin et 1er juillet
Dimanches 25 juin et 2 juillet
Spectacle Jeune Public
Café Oriental - 14h30
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €

CambodgeDanses populaires Khmères

« Le Chayyam »
Samedi 24 juin

« Robaim Kanseng Sne », la danse des mouchoirs
Dimanche 25 juin

« Le Chayyam »
Attention : à 20h30
Vendredi 30 juin

« Robaim Kangok Pailin », la danse du paon
Samedi 1er juillet

« Robaim Kooh Tralok », la danse des noix de coco
Dimanche 2 juillet

Spectacle Jeune Public
Instants nomades, Parvis de l’Abbatiale — 18h30
Gratuit

Inde
Narayanan, le magicien

Originaire de la petite ville de Chinakalwal, au coeur de l’Andhra Pradesh, Narayanan est l’un des derniers grands saltimbanques d’une Inde révolue. Jongleur, acrobate, illusionniste, il incarne cette époque des fêtes populaires et religieuses, où artistes en tous genres déambulaient, célébrant une forme de surnaturel. Adepte de la toupie, il manie aussi bien le sabre et le couteau, le tout avec le charme fracassant d’une magie ancienne.

Vendredi 23 juin
En ouverture du Festival, Narayanan, le magicien
Instants nomades, Parvis de l’Abbatiale – 20h30
Gratuit

Samedis 24 juin et 1er juillet, Dimanches 25 juin et 2 juillet
Magies d’Asie
Spectacle Jeune Public
Avec Narayanan, le magicien et Les traditions martiales du peuple Shan
Terrasses de l’Abbaye – 15h30 – 18h00
Tarif : 4 €

MyanmarLes traditions martiales et les danses animales du peuple Shan

Le peuple Shan, aux vertus guerrières légendaires, s’est déployé sur un vaste territoire qui s’étend du nord-ouest de la Thaïlande au nord-est de la Birmanie, en passant par le Laos. Petite nation jalousement défendue contre les envahisseurs étrangers, le pays Shan se subdivisait
alors en petites seigneuries, dominées par les fameux seigneurs « Sobon », qui ont fait la réputation de ce peuple conquérant et sauvage.
Tout dans les arts de ces anciens guerriers rappelle ce passé glorieux : la grâce féline des artistes, l’allure martiale et la gestuelle saccadée, parfaitement synchrones des danseurs, sorte de ninjas maniant nunchakus en tous genres et bâtons de combat.

Samedis 24 juin et 1er juillet
Danses du feu du peuple Shan
Instants nomades, La colonne de la Duchesse de Berry – 23h30
Gratuit

Kalmoukie Ervena Orgaeva
chant et luth doumbra

Les Kalmouks (littéralement « ceux qui sont restés ») sont les descendants mongols des tribus de Gengis Khan, originaires du Turkestan chinois. Au XVIIe siècle, ils furent refoulés vers l’ouest par la Chine. Au XVIIIe siècle, certains d’entre eux initièrent une migration vers leurs territoires ancestraux. Le petit nombre qui atteignit la Chine est aujourd’hui appelé Oyirad (terme qui désigne l’alliance des Mongols occidentaux). La Kalmoukie est désormais une petite république de la Fédération de Russie bordant la mer Caspienne.
Ancien peuple des steppes, les kalmoukes ont conservé le répertoire des ancêtres, que chante Ervena Orgaeva. Cette jeune chanteuse de 26 ans, originaire du village de Malo-Derbet, déclame avec une vivacité hallucinante les mélopées épiques qu’elle a appris de ses deux grands-pères.

Samedi 24 juin
Café Oriental — 16h30
Tarif normal : 10 € Tarif réduit : 8 €

Bhoutan Chants traditionnels bouddhistes
Namkha Lhamo, Lhamo Dukpa et Jigme Drukpa

Le duo des chanteuses Pemm Lhamo et Sangay Chhoden présente un vaste répertoire populaire qui met notamment en valeur la tradition mal connue du Bumthang (Bhoutan du Centre), d’où sont originaires les chanteuses les plus réputées. La douceur aérienne de leurs voix semble planer au-dessus des vallées et vallons, des forêts de pins et jungles tropicales qui forment le relief de ce petit « pays du dragon », farouchement attaché à son patrimoine bouddhiste et écologique. Royaume de seigneurs, de visionnaires et de rêveurs célestes, avec ses monastères et forteresses (dzong) d’un autre monde, le Bhoutan semble sortir d’un conte de fées. Accompagnée par le dranyen, le luth traditionnel à six cordes et demi, la voix retenue de Jigme Drukpa vogue entre une émotion profonde et une candeur méditative.
Les traditions chantées du Bhoutan se divisent en trois styles distincts : le « Zhungdra », la tradition dite classique du Bhoutan, le « Boedra » - la tradition venue du Tibet et le « Gurma » - chants dévotionnels dédiés à Milarepa, le grand mystique et poète tibétain (1040 – 1123) et à son disciple Rechungpa.

Samedi 24 juin
Abbatiale — 19h00
Catégorie A (près du chœur)
Tarif normal : 16 € - Tarif réduit : 13 €
Catégorie B (nef centrale)
Tarif normal : 13 € - Tarif réduit : 10 €

Inde du Sud Bombay Jayashree Ramnath
Chant dévotionnel carnatique

« Silhouettes fines et délicates, visages d’artistes, ils entrent sans bruit, pieds nus ; ils entrent d’un pas velouté comme celui des chats, s’inclinent pour de cérémonieuses révérences et s’asseyent sur le tapis par terre... » Pierre Loti

Srikrishnamurari Vadakkencheri, violon
Rajagopal Doraiswamy, kanjira
Subramanian Sabesa Iyer, mridangam

L’une des nouvelles figures dominantes de la musique classique indienne, Bombay Jayashree Ramnath, prouve la vitalité du chant carnatique aujourd’hui (carnatique signifiant « pur » ou « ancien » en tamil). Vivant à Bombay, elle est formée au chant par son père dès l’âge de quatre ans. Elle sera d’abord initiée aux expressions classiques de l’Inde du Nord, des ghazals aux autres formes de la musique Hindoustani. Dès 1989, alors adolescente, elle aura pour maître le violoniste Shri Lalgudi Jayaraman — un des artistes les plus réputés de l’Inde du Sud — et apprendra à affirmer la personnalité de son chant. Bombay Jayashree Ramnath fait preuve d’une retenue et d’une précision presque mystiques. Son incroyable sens du rythme, posé et concentré, lui confère une aura bien réelle, tandis que son humilité charismatique l’impose comme l’une des plus belles voix de la tradition savante.Le chant dévotionnel carnatique est composé de kritis, kartanams et varnams, compositions très complexes sublimant la beauté du raga. Elles sont attribuées au grand Saint Tyagaraja (1767-1847), qui dédia son art au Seigneur Rama.

Samedi 24 juin
Attention changement d'horaire : 00h 00 Café Oriental – 22h00
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €
Formule samedi soir, voir tarifs

Inde du Nord Chota Divana
« Les enfants du Rajasthan »

Au début de ce nouveau siècle, Les Orientales découvraient les enfants du Rajasthan, la brillance de leurs yeux et de leur voix. Cette année, de nouveaux musiciens âgés d’une dizaine d’années et dirigés par Gazi Khan Barna Manghaniyar viendront déclamer les chants qui continuent de peupler l’existence rituelle et cyclique d’une vie ponctuée par le rythme de la nature, de la terre et des divinités. Ce sera donc la découverte de personnalités naissantes mais déjà affirmées, dont les deux jeunes frères Bhuta et Manjour de la caste des Manghaniyars, ainsi que Sabir Khan Langa et Bundhu Khan Langa de la caste des Langas. Leur voix, comme de jeunes tigres traversant une jungle exubérante, se frayent un chemin dans le labyrinthe d’une connaissance musicale déjà complexe.
Le Festival est ainsi toujours farouchement déterminé à préserver ce patrimoine musical du désert et à reconnaître l’exceptionnelle qualité artistique de ces nouveaux petits princes, habités par la virulence de leur héritage.

Samedi 24 juin
Attention changement d'horaire : 22h 00 Café Oriental — 00h00
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €
Formule samedi soir, voir tarifs

Inde du Nord Indrani et Apurba Mukherjee
Chant khayal

Indrani et Apurba Mukherjee font partie de cette nouvelle génération d’artistes classiques qui, en plus d’être héritiers de véritables dynasties de musiciens, ont su parfaire leur éducation musicale au sein d’un cursus institutionnel. Issue d’une famille de musiciens célèbres, Indrani Mukherjee commence à apprendre la musique sous la direction de sa mère, Smt Shikha Chatterjee et de sa tante Smt Rita Roy, avant de suivre les leçons de son grand-père maternel Shri Sanjib Banerjee, chanteur émérite de la Gharana de Kirana.
Artiste consacrée par la « All Indian Radio », diplômée de l’Université de Burdwan, elle a pu goûter à un enseignement mixte, en suivant la voie de Smt Purnima Choudhury. Son époux, Apurba Mukherjee, joueur de tabla, est le disciple du maestro Pandit Shankar Ghosh. De retour aux Orientales, nous pourrons apprécier une nouvelle fois son jeu gracieux, en perpétuel dépassement.

Dimanche 25 juin
Salon de musique, Palais Briau (Varades) — 11h00
Tarif normal : 12 € - Tarif réduit : 10 €

Golfe Persique - Iran Ensemble Shanbehzadeh

La ville et la région de Boushehr vivent au rythme d’une histoire singulière, durant laquelle le village de pêcheurs s’est métamorphosé en zone stratégique militaire.
A travers le temps, les populations arabes, africaines, indiennes, arméniennes et juives se sont mêlées à la vie quotidienne, fabriquant vêtements, métaux, épices, indigo, thé, riz, sucre, poteries, porcelaines et bois pour la construction des bateaux.
Passage obligé des échanges commerciaux entre l’Afrique de l’Est, les pays arabes du Golfe et l’Inde, Boushehr est devenu par sa situation géographique un carrefour culturel unique où les musiques thérapeutiques basées sur la transe se pratiquent encore de nos jours.
Avec la vivacité rythmique qui le caractérise, l’Ensemble Shanbehzadeh présentera les chants d’amour « Charveh », les musiques de Henné et de cérémonies de mariage et les musiques de travail « Neymeh » et « Yasleh-Khani ».

Dimanche 25 juin
Café Oriental - 16h30
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €

Iran Mahsa et Marjan Vahdat
Chant persan

« Mon Dieu ! Je suis en retard, car voici le grand embrasement final des minarets et des dômes, le dernier tableau de la fantasmagorie ; tout est splendidement rouge, le soleil va s’éteindre… » Pierre Loti

Amir Hossein Eslami, nây

Les sœurs Mahsa et Marjan Vahdat sont le reflet d’un nouvel essor du chant classique persan. À l’image d’une nouvelle génération de musiciennes, de plus en plus nombreuses, éduquées et dévouées à la cause artistique, elles expriment la continuité d’une tradition, pourtant confrontée aux problèmes d’identité que rencontre la société iranienne aujourd’hui. Les voix, s’entrecroisant dans un véritable labyrinthe modal, élèvent, gracieuses et fières, la poésie persane vers de nouveaux horizons. Le nay (textuellement « roseau »), soit la longue flûte classique animée par le souffle mystique des derviches et soufis, reflètera le vent de l’esprit, porté par l’imagination musicale du jeune artiste Amir Hossein Eslami.

Dimanche 25 juin
Abbatiale - 19h00
Catégorie A (près du chœur)
Tarif normal : 16 € - Tarif réduit : 13 €
Catégorie B (nef centrale)
Tarif normal : 13 € - Tarif réduit : 10 €

Japon Cérémonie de Bicchu Kagura
en co-production avec la Cité de la Musique à Paris

« La musique qu’on fait aux trois divinités derrière les voiles, et qui nous arrive ici assourdie, est maintenant changée : c’est devenu une mélopée rapide, sautillante, accompagnée des claquements d’une grosse mâchoire de bois, en forme de gueule de monstre, qui sont usage dans les cérémonies pour réveiller l’attention des dieux distraits… » Pierre Loti

Grandiose, la présentation d’une cérémonie de Kagura constitue un événement rare en Occident. Le Kagura est l’expression rituelle du culte shintô ou « kami-nagara no michi » qui signifie « la voie des kamis », soit la voie de ceux d’en haut. Les cérémonies de Kagura, encore pratiquées dans le Japon moderne, se déroulent à l’occasion des matsuris ou des rites saisonniers, autrement dit agraires. Chaque sanctuaire (mi-Kagura) a son propre rituel Kagura, véritable rite d’offrande aux divinités. Ces magnifiques danses propiatoires purifient, éloignent les épidémies, chassent le feu et assurent des récoltes prospères. Originellement, le Kagura, « la musique et la danse des dieux », est symbolisé par la danse érotique de la déesse Ame no uzume no Mikoto qui, devant la porte en pierre du paradis, tenta de séduire le Dieu Soleil pour qu’il sorte et rétablisse la lumière afin de permettre aux cultures de pousser. La partie musicale du Kagura, entre flûte et percussions diverses, remonte au VIIIe siècle et s’apparente à la branche musicale wagaku d’origine strictement japonaise.

Dimanche 25 juin
Café Oriental — 21h00
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €

En partenariat privilégié avec le Conseil Régional des Pays de la Loire

Ouzbékistan Chants des palais et des steppes
Munadjat Yulchieva et son ensemble
Chants soufis d’Ouzbékistan

Kalmoukie Ervena Orgaeva,
Chant kalmouke et luth doumbra
(en première partie)

Née dans une famille paysanne de la vallée du Fergana, au cœur des plan tations de coton, Munadjat Yulchieva est sans doute la plus grande chanteuse de la scène classique contemporaine ouzbek, ayant suivi son initiation musicale auprès de Shavkat Mirzaev, son murshid (professeur de musique et guide spirituel).
Les chants ouzbèks classiques sont proches de la tradition soufie, selon laquelle la musique est une façon de se rapprocher de Dieu, pas à pas, par le franchissement des obstacles… jusqu’à atteindre le sama,le triomphe de la perfection.
Cette tradition pluri centenaire a résisté à toutes les pressions politiques et culturelles. Munadjat Yulchieva et Shavkat Mizaev jouent maintenant très souvent les ghazals soufis de Alisher Navai, Fisuli, Mashrab, Huvaydo et autres grands poètes du passé, longtemps traités avec réprobation. Par son nom même – signifiant « montée vers Dieu » et renvoyant ainsi à l’essence du soufisme –, Munadjat incarne l’héritage spirituel du chant classique.
On dit que « sa voix est semblable à un pigeon qui vole et se laisse bercer dans les courants d’air chauds du printemps. » Sa grâce austère est le reflet de cette fierté qu’habitent le mélodieux chant classique awj et ses magnifiques ornementations dépouillées.

Vendredi 30 juin
Café Oriental — 21h00
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €

Iran Mania

« (…), se griser de lumière et d’espace; connaître, au réveil, l’insouciante ivresse de seulement respirer, de seulement vivre... » Pierre Loti

Kiva Tabassian, sétar
Ziya Tabassian, tombak

Membres de l’Ensemble Constantinople, les frères Kiya et Ziya Tabassian, aujourd’hui installés au Canada, créent une musique originale, évoluant entre les sources du Moyen-Âge et l’esthétique contemporaine. Cette musique, tout en s’inscrivant dans la tradition persane, se nourrit des musiques de la Méditerranée et de l’Europe.
Mania est l’état d’extase décrità l’Antiquité par Platon. S’approcher au plus près de l’intouchable, de l’invisible, de l’Autre. Approcher un autre monde pour se libérer du connu et de la mémoire, et ainsi réinventer le présent.

En partenariat avec le Conseil des Arts du Canada
et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Samedi 1er juillet
Salon de musique, Palais Briau (Varades) 11h00
Tarif normal : 12 € - Tarif réduit : 10 €

Mongolie Tserendavaa et Tsogtgerel
L’art du xöömij, chant diphonique de l’Altaï Mongol

C’est au pied du Mont Jargalant Altaï, à Chandman, dans l’Ouest de la Mongolie, que se perpétue une partie de la tradition du xöömij (chant diphonique mongol). Tserendavaa est l’un des quatre plus grands maîtres actuels de cette technique vocale si singulière. Avec son fils Tsogtgerel âgé de 16 ans, ils interprèteront également des chants longs urtiin duu, des chants courts bogino duu, des chants épiques tuuli et des louanges magtaal. Les danses biilge et le sifflement isgere continueront enfin de captiver notre attention.
En s’accompagnant de leurs guimbardes, flûtes, vièles à tête de cheval morin khuur et luth tovshuur, ils nous emmèneront au cœur d’une grande tradition des steppes.

Samedi 1er juillet
Café Oriental - 16h30
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €

Liban Ghada Shbeir
Chants syriaques

Ghada Shbeir excelle dans les chants religieux d’origine maronite, byzantine ou syriaque. Elle interprète a cappella chants et cantiques avec une passion sobre et touchante. Portée par une foi personnelle, elle revivifie les racines mêmes des mélodies antiques et méditatives, qui remontent au célèbre hymnographe de l’Antiquité chrétienne orientale, Mar Ephrem, dont les œuvres sont indispensables à la compréhension des origines du chant liturgique. Animé par la mémoire extrêmement vive d’un Proche-Orient biblique, son chant conjugue passé et présent et puise ainsi dans une liturgie dont Ghada Shbeir connaît l’évolution au cours des âges, le sens sacré, et le pouvoir contemplatif. Epousant des mélodies vieilles de plus de deux mille ans, sa voix semble plus que toute autre prédestinée à errer, le temps d’un concert, dans les hauteurs de l’Abbatiale.

Samedi 1er juillet
Abbatiale — 19h00
Catégorie A (près du chœur)
Tarif normal : 16 € - Tarif réduit : 13 €
Catégorie B (nef centrale)
Tarif normal : 13 € - Tarif réduit : 10 €

Taïwan Ensemble Shin Shin Nanguan

Avec le soutien du Conseil National des Affaires Culturelles Taïwan

Populaire à la Cour de l’Empereur depuis le IIe siècle avant notre ère, le style Nanguan (en chinois, « Vent du sud ») est la forme la plus raffinée de la musique classique chinoise. Wang Shin-Shin, née dans la province de Fujian, est considérée comme l’une des plus talentueuses interprètes de ce style.
En 2004, elle crée son propre groupe : l’Ensemble Shin Shin Nanguan, dans le dessein de perpétuer la tradition du Nanguan. Wang Shin-Shin, princesse chinoise frêle et énigmatique, à la fois recueillie et empreinte d’une certaine théâtralité, semble jaillir de quelque palais antique chinois où les lettrés célébraient l’esthétique d’une poésie raffinée. Maîtresse du luth pipa et de la flûte dongxiao, elle est accompagnée au cithare guching, par une autre grande artiste : You Li-Yu, également ethnomusicologue et enseignante.

Samedi 1er juillet - 20h30
Dimanche 2 juillet - 11h00
Salon de musique, Palais Briau (Varades)
Tarif normal : 12 € - Tarif réduit : 10 €

Turquie Selim Sesler et son Ensemble
La clarinette rom d’Istanbul

« Toute la ville, comme soudain galvanisée, s’emplira de gaîté, de bruit, de musique et de lumière. Le long des trottoirs, les narguilés s’allumeront par milliers, les cafés regorgeront de monde ; il y’aura partout des concerts, où les longues guitares turques s’harmoniseront avec les tambourins, les flûtes, de place en place… » Pierre Loti

Qu’elle soit grecque, turque, macédonienne ou roumaine, la clarinette tsigane est définitivement intégrée au paysage musical de la Turquie et des Balkans. À Istanbul, les ensembles dits « calgi », composés d’une clarinette, d’un violon, d’un oud (luth), d’un kanun (cithare trapézoïdale) et d’un derbuka (percussion) animent la vie musicale.
Né en 1957, Selim Sesler appartient à une ancienne famille de musiciens tsiganes grecs, de la région de Drama en Thrace. Il se forma enfant au zurna, le hautbois traditionnel. Comme c’est le cas pour beaucoup de musiciens roms dans les années 60, il troqua très vite cet instrument pour une clarinette, dans le but d’intégrer un ensemble calgi et de dispenser son talent dans les cafés. La folie des noces tsiganes qui parfume, l’été, l’atmosphère nocturne du quartier rom de Kassim Pacha, nous replonge dans l’anarchie des anciennes fêtes bacchanales du monde rural.

Samedi 1er juillet
Café Oriental — 22h00
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €
Formule samedi soir, voir tarifs

Turquie Istanbul Techno Roman Project
avec le Dj Lary Dilman et le DJ Oguz Kaplangi

Dans cette rencontre entre le très inspiré Dj Lary Dilman et Selim Sesler, nous voilà emmenés à la croisée de deux mondes musicaux. Fêtes tsiganes et clubs nocturnes fusionnent à l’image d’Istanbul, symbole d’un Orient occidental. Ensorceleuse, une danseuse rom, comme jaillie d’un cabaret enfumé et bruyant, nous invite à poursuivre la frénésie de cette nuit.

Samedi 1er juillet
Minuit Gypsy
Café Oriental — 00h00
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €
Formule samedi soir, voir tarifs

Inde du Nord Debashish Bhattacharya
maître de la slide guitar – Subhasis Bhattacharya, tabla

Né à Calcutta en 1963, Debashish Bhattacharya est issu d’une famille de musiciens et de lettrés. Son père, chanteur de théâtre, ne sachant que faire d’une guitare hawaïenne, la laisse entre les mains de son fils de trois ans, fasciné par l’instrument. Cette découverte le poussera à consacrer sa vie à la guitare.
A l’adolescence, il commence un apprentissage formel avec le maître du sitar, Gokul Nag. Puis, il se rend seul de l’autre côté de l’Inde, à Ahmadabad, capitale du Gujurat, pour étudier avec le pionnier de la guitare indienne, Brij Bushan Kabra.Simple, raffiné et inventif, Debashish Bhattacharya crée ses propres guitares : la Chaturangi, guitare aux quatre couleurs, munie de 24 cordes sympathiques et rythmiques, la Gandharvi, guitare « cosmique » à quatorze cordes très tendues pour jouer les thumrees, ou, la dernière née, la petite Anandi, guitare «joyeuse» à quatre cordes.

Samedi 1er juillet
Café Oriental - 16h30
Tarif normal : 10 € - Tarif réduit : 8 €

Pourtour méditerranéen Terres Turquoises

En partenariat avec le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Françoise Atlan et l’Ensemble Constantinople,
dirigé par Kiya Tabassian

L’Ensemble Constantinople installé au Canada et dirigé par le musicien d’origine iranienne Kiya Tabassian et la chanteuse Françoise Atlan proposent un voyage musical au cœur des traditions chrétiennes, juives et musulmanes de la Méditerranée, du Moyen-Âge à ce jour.
Depuis l’eau éclatante et le ciel éblouissant jusqu’aux monuments somptueux — mosquée, synagogue, église, palais ou encore caravansérail —, la couleur turquoise constitue l’élément principal de l’environnement visuel d’une immense région qui s’étend de l’Ouest méditerranéen à l’Asie centrale et à l’Inde.
Qu’elle chante en ladino les romances séfarades d’Afrique du Nord ou d’Andalousie, en occitan les antiques complaintes des troubadours, en arabe les mélodies arabo-andalouses, Françoise Atlan possède l’une des plus belles voix de la Méditerranée.
Les romances judéo-espagnoles nous parviennent grâce aux peuples séfarades des divers pays du pourtour méditerranéen. Les musiciens s’aventurent dans la richesse de ces entremêlements orientaux à travers des compositions ottomanes du XVIe siècle, des techniques vocales indiennes au service de l’œuvre du poème du poète persan Hafez et du répertoire du malouf Constantinois.

Dimanche 2 juillet
Abbatiale - 19h00
Catégorie A (près du chœur)
Tarif normal : 16 € , Tarif réduit : 13 €
Catégorie B (nef centrale)
Tarif normal : 13 €, Tarif réduit : 10 €

Bosnie–Herzégovine Lili Buttler & Mostar Sevdah Reunion

Avec Lili Buttler & Mostar Sevdah Reunion, nous voici plongés dans l’atmosphère festive de quelque bar enfumé, image cinématographique d’une autre époque.
Diva langoureuse, Ljiljana Buttler ressemble aux personnages des films d’Emir Kusturica ou de Tony Gatlif, habitée par une nostalgie joviale et romantique qu’expriment les sevdahs ou sevdalinkas (du mot turc «sevdah» qui signifie passion et exaltation amoureuse). Originaire de la ville de Mostar qui lui donne son nom, l’Ensemble Mostar Sevdah Reunion se compose de musiciens musulmans, bosniaques ou serbes orthodoxes, traduisant la pluralité ethnique des Balkans. Ainsi entourée, Ljiljana Buttler chante avec une naïveté raffinée ce magnifique répertoire, où circulent allégrement les influences musicales de Serbie, Macédoine, Bosnie, Bulgarie ou Albanie. A la mesure de son surnom de « Reine du blues de Mostar », Lili, bien qu’âgée, s’adonne à un répertoire qui depuis l’âge de 12 ans – lorsqu’elle commença à chanter pour la première fois – s’est nourri du poids des épreuves de la vie. Les musiciens tsiganes ont toujours cultivé l’art du décalage, l’autrefois devient un refuge contre un temps qui défile dans sa modernité uniforme.

Dimanche 2 juillet
Café Gypsy
Café Oriental — 21h00
Tarif normal : 13 € - Tarif réduit : 10 €

Et Fête de clôture par les artistes du Festival



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