Inde

CONCERT

Samedi 29 juin
Café oriental, 16h30
Tarif : 11 €

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Chota Divana

Les nouveaux petits princes du Rajasthan - 1h15

Enfants langa

Abid Khan Langâ et Mouseem Khan Langâ © Michel Le Bastard

Au début de ce nouveau siècle, dans le cadre des célébrations de l'an 2000, Les Orientales révélaient les enfants manghaniyar et langâ du Rajasthan, aux yeux brillants, habités par la noblesse d'un art séculaire continuant de fleurir dans les villages du désert et les faubourgs animés de Jaipur à Jaisalmer. L'ensemble avait été nommé Chota Divana (« petite extase »), avec dans l'idée d'offrir l'opportunité à plusieurs générations d'enfants de compléter leur héritage et d'en vivre.

Depuis bien sûr les artistes d'alors ont grandi, quittant le creuset de l'enfance précocement - à la façon indienne - pour entrer dans l'âge des responsabilités. Parmi eux, le jeune Swaroop Khan, que le film Milk & Opium puis le plateau de Indian Idol, équivalent de notre Star Ac' nationale, a mené sur les chemins du vedettariat. D'autres ont eu la chance de voyager et de gagner auprès de leur communauté une indéniable reconnaissance. 

Une décennie plus tard, deux de leurs cadets se sont faits remarquer - âpre sélection lorsqu'on sait le génie de la plupart des enfants issus des familles de musiciens. Ayant grandi au cœur de Langâ Colony, quartier des musiciens de la banlieue de Jodhpur, Abid Khan Langâ et Mouseem Khan Langâ appartiennent à la communauté traditionnelle du même nom. Le premier n'est autre que le frère du jeune Abdel Rashid, l'un des premiers enfants à s'être représenté dans le cadre de Chota Divana

Ils viendront déclamer des chants qui donnent à entendre un quotidien ponctué par le rythme de la terre, le cycle de la nature et de l'existence, le bon vouloir des divinités, qui réclament la mousson et qui colportent les épopées guerrières, mystiques et amoureuses des héros populaires. Le scintillement de ces voix qui s'élèvent toujours plus haut, sinueuses ; la détermination fière qu'elles charrient ; l'apprentissage plus mimétique que scolastique dont elles résultent... En un sens, elles incarnent l'essence même des musiques populaires. Leur existence est fondée sur l'imprégnation, entre nature et culture ; le don de faire jaillir dans l'instant l'essentiel du sentiment, la vérité de l'âme. À travers le jugal bandai ou joute vocale en duo, les petits chanteurs donnent le meilleur d'eux-mêmes. Même lorsque la voix est encore peu assurée, la conviction est éclatante. Comme de jeunes tigres traversant une jungle exubérante, ils se frayent un chemin dans le labyrinthe d'une connaissance musicale déjà complexe...

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Anwar Khan Manghaniyar, chant
Abid Khan Langâ et Mouseem Khan Langâ, chant
Mehradeen Langâ, double flûte satara, vièle sarangui
Gazi Khan Barna, direction musicale, percussion khartal, guimbarde morchang
Firoze Khan Manghaniyar, dholak