« Femmes du Népal »

Trois films de la nouvelle vague népalaise

Népal

"Numafung" de Nabin Subba, "Karma" et "Mukundo" de Tsering Rhitar Sherpa.

Femmes du Népal

Karma

Longtemps, la production du cinéma népalais s'est confinée à la réalisation de films, de type « Bollywood » (cinq musiques, cinq danses, des scènes de bagarre) à la manière des films indiens, mais avec beaucoup moins de moyens.
 Au cours des années 90, un petit groupe de jeunes réalisateurs, parmi lesquels Nabin Subba et Tsering Rhitar Sherpa, se mettent - à la manière de la nouvelle vague française des années 60 - à tourner des films différents, nouveaux, tant par leur technique (caméras légères, tournages en extérieurs en lumière naturelle, prise de son synchrone) que par leur sujet, mais aussi à élaborer et à exprimer une réflexion critique sur le Septième art.

Naît alors un nouveau cinéma népalais où l'on se débarrasse des artifices pour accéder à davantage de vérité. Un cinéma avant tout social, basé sur la réalité du Népal, la multiplicité des ethnies, les conditions de vie, sa culture, ses traditions et ses contradictions. Un cinéma « du réel », sans détours, ne niant ni les noirceurs du quotidien, ni les espoirs des personnages dans leur humanité incarnée.

Coïncidence ou non, trois films deviennent le symbole de cette « nouvelle vague » et ces trois films parlent de la femme népalaise, dans sa diversité...

Numafung, la jeune Limbu dont la famille négocie le mariage, Karma, la jeune nonne bouddhiste lancée dans un « road movie » surprenant et enfin, dans Mukundo (« Masque »), la chamane de Katmandou, sont autant de personnages inoubliables et autant de facettes de ce pays multiforme et méconnu.
 Nabin Subba et Tsering Rhitar Sherpa sont, comme l'écrit Véronique Prost, des « francs tireurs », passionnés par un cinéma d'auteur qu'ils inventent au quotidien, s'entraidant mutuellement pour construire de grands films avec de tout petits budgets.

Une nouvelle page de l'histoire du cinéma, quelque part... du côté de l'Himalaya.

 

Hubert Laot

Directeur artistique de l'Auditorium Guimet

 

 

 Avec la complicité de l'association Porteurs d'Ombres.

Avec la collaboration de l'Auditorium Guimet - Musée national des arts asiatiques.

 
 
 
 
 
 
 

Samedi 2 juillet

18h30: Numafung (Beautiful flower)

20h: Karma

Dimanche 3 juillet

18h30: Mukundo (Mask of desire)

Auditorium Julien Gracq (Abbaye)

1 film : 5€

3 films : 10€

Ces 3 séances seront présentées par Shova Chand, artiste népalaise, critique d'art et enseignante en langue, littérature et cinéma du Népal à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales - Paris, et Hubert Laot, directeur de l'Auditorium Guimet.